L’art de la description

24 Sep

decrire-personnage-fictionComment faire une description, un portrait ?

Bien travailler ses descriptions, savoir exploiter ce que le narrateur ou le personnage voit ou observe, ce qu’une allure ou regard trahi d’une psychologie, est un point à ne pas négliger pour donner de l’épaisseur à son roman, à ses personnages et à votre intrigue. Bien exploiter ses dialogues constituera l’autre assise de votre récit.

On peut décrire :

  • un paysage,
  • un objet, une pièces, un mobilier
  • un personnage. on parle alors de portrait

5sensPour totalement soigner ses descriptions, les cinq sens sont nécessaires :

  • La vue
  • L’odorat
  • L’ouie
  • Le goût
  • Le toucher

« Il est facile de faire dire aux personnages ce qu’on pense d’eux. »

Louis Jouvet


Pour décrire un paysage :
Commencez par ce qui est le plus prés, ensuite de ce qui est le plus éloigné ou l’inverse. On peut aussi aller de la gauche vers la droite, tout dépend du rythme que vous souhaitez donner. Lumières, odeurs, couleurs, ne sont pas à négliger.

Pour décrire une personne ou faire son portrait
On distingue le portrait physique, en sélectionnant des détails plus significatifs et le portrait moral : traits de caractère et personnalité.

Le portrait physique :

  • aspect général :
  • La taille (petite, élancée, courbée etc…)
  • Le corps (robuste, trapu, etc…)
  • La corpulence (gros, maigre etc….)
  • La démarche (nonchalante, vif, rapide etc …)
  • Les éléments corporels marquants : tête, épaules, bras, jambes, etc…
  • Le visage, les cheveux, le front, le nez, les yeux, etc…
  • Les expressions faciales : gestes, l’attitude, le regard, la physionomie (sympathique, sec, affable etc…..)

 Le portrait moral :

  • Les qualités ou défauts
  • Le caractère et les habitudes
  • La conduite, passée et présente. La conduite futur ne devant pas être présumée par le narrateur.
  • Les phobies et obsessions, les passions et les hésitations.

 

Le Feu – Henri Barbusse – extrait :

C’est alors que le tonnerre est entré : nous avons été lancés violemment les uns sur les autres par le secouement effroyable du sol et des murs. Ce fut comme si la terre qui nous surplombait s’était effondrée et jetée sur nous. Un pan de l’armature de poutres s’écroula, élargissant le trou qui crevait le souterrain. Un autre choc : un autre pan, pulvérisé, s’anéantit en rugissant. Le cadavre du gros sergent infirmier roula comme un tronc d’arbre contre le mur. Toute la charpente en longueur du caveau, ces épaisses vertèbres noires, craquèrent à nous casser les oreilles, et tous les prisonniers de ce cachot firent entendre en même temps une exclamation d’horreur.
D’autres explosions résonnent coup sur coup et nous poussent dans tous les sens. Le bombardement déchiquette et dévore l’asile de secours, le transperce et le rapetisse. Tandis que cette tombée sifflante d’obus martèle et écrase à coups de foudre l’extrémité béante du poste, la lumière du jour y fait irruption par les déchirures. On voit apparaître plus précises et plus surnaturelles – les figures enflammées ou empreintes d’une pâleur mortelle, les yeux qui s’éteignent dans l’agonie ou  s’allument dans la fièvre, les corps empaquetés de blanc, rapiécés, les monstrueux bandages. Tout cela, qui se cachait, remonte au jour. Hagards, clignotants, tordus, en face de cette inondation de mitraille et de charbon qu’accompagnent des ouragans de clarté, les blessés se lèvent, s’éparpillent, cherchent à fuir. Toute cette population effarée roule par paquets compacts, à travers la galerie basse, comme dans la cale tanguante d’un grand bateau qui se brise.

soldat

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