De la patience, il en faut pour écrire

10 Nov

patience et ecrivainS’il est bien une passion et un métier qui fait appel à la patience, c’est celui d’écrivain. Il faut savoir trouver l’inspiration, patienter jusqu’à trouver le bon angle de l’intrigue, persévérer pendant de longues semaines que les feuilles blanches veuillent bien se remplir. Et puis il faudra encore de la constance pour sculpter plus finement les phrases et patienter, souvent longtemps, toujours trop longuement, parfois indéfiniment, avant qu’un éditeur vous accueil dans sa maison. Ainsi, écrire, c’est mêler sacerdoce et courage, et besoin, et désir, et joie, et solitude, et rencontres, en une symphonie discordante; pour le plus grand bonheur de l’écrivant.

“La patience est un ingrédient indispensable du génie.”

Benjamin Disraeli*

L’urgence, qui appelle l’impulsion, la fougue, la vitesse — et la patience, qui requiert la lenteur, la constance et l’effort. Mais elles sont pourtant indispensables l’une et l’autre à l’écriture d’un livre, dans des proportions variables, à des dosages distincts, chaque écrivain composant sa propre alchimie, un des deux caractères pouvant être dominant et l’autre récessif, comme les allèles qui déterminent la couleur des yeux.

Jean-Philippe Toussaint, écrivain et réalisateur belge, auteur de »l‘Urgence et la Patience », les éditions de minuit 2012.

*Benjamin Disraeli : homme politique et auteur britannique (1084-1881).

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